
Je vous souhaite, ainsi qu’à vos proches, une année 2026 pleine de joie, de bonheur, de santé, de sérénité, d’amour et d’amitié.
L’année 2025 est sur le point de s’achever. Et comme les années précédentes, je vais lui dire au revoir avec un petit bilan de ce qui s’y est passé. Ce résumé est personnel et concerne donc uniquement ce que j’ai moi-même vécu, en dehors de toute actualité d’ordre général. C’est avant tout ma façon de me rendre compte à la fois du chemin parcouru et de tout ce qui a rempli cette année qui s’achève. Je vais utiliser une trame similaire à celle que j’ai suivie les années précédentes (pour mémoire, vous pouvez retrouver sur le blog les bilans des années 2019, 2020, 2021 , 2022 , 2023 et 2024 ).

Le projet 52 a une nouvelle fois été très suivi cette année. Je vous remercie de toutes vos participations au cours des cinquante-deux semaines qui viennent de s’écouler. C’est chaque semaine avec plaisir que j’ai découvert vos différentes participations. Et c’est votre implication qui me motive à continuer. Rendez-vous donc pour le projet 52-2026 !
Les thèmes du projet 52-2026 seront diffusés le 2 janvier 2026, et la première participation est attendue le lendemain samedi 3 janvier sur le thème « Nouveau ».

L’année 2025, dans la continuité de la précédente, m’a permis de prendre plus de responsabilités dans le poste que j’avais pris en 2024. Cela a confirmé que ne plus avoir à faire les trajets à Lyon contribue largement à mieux équilibrer ma vie pro vs ma vie perso. Je profite de plus de temps pour moi, pour faire ce que j’ai envie de faire. Je ne passe plus mes fins de journées de travail à regarder ma montre pour être sûre de ne pas manquer le dernier train. J’ai gagné en sérénité, et j’ai continué à redécouvrir le bonheur de disposer librement de ses fins de journées.

Cette année a encore été très remplie, peut-être même encore plus que la précédente. J’ai passé un week-end à Arras pour revoir des copains, et un week-end à Montpellier avec une copine. Je suis allée à Paris avec Melle 3e au printemps et en automne. Nous sommes aussi allées à Aix-en-Provence pour l’année Cezanne. J’ai revu des amis de longue date pour une journée à Lyon. Je suis aussi allée plusieurs fois à Lyon au fil de l’année, pour des expos, des balades. J’ai passé une journée à Grenoble avec Mr 2e également, et un week-end à Marseille avec Mr 1er. Bien entendu, j’ai profité du printemps pour rechercher les orchidées et admirer les iris comme chaque année.

J’ai également profité des environs de Valence et du Vercors, que ce soit pour des randonnées, de simples balades ou des découvertes culturelles. Je crois que je suis un peu plus allée en Ardèche cette année que l’année dernière (mais je n’ai pas non plus compté donc c’est peut être seulement une impression). J’ai ainsi revisité le site archéologique de Soyons, découvert le muséum de Balazuc et son impressionnante collection de fossiles, exploré l’aven d’Orgnac ou fait une rando-wine sur les coteaux de l’appellation Saint Joseph. A l’occasion des Journées du Patrimoine, j’ai aussi découvert le château de Roche Faucon, qui me faisait de l’œil depuis un moment.

En ce qui concerne les vacances, je suis partie en escapades plusieurs week-ends. Mais, c’est surtout l’été dernier que je suis vraiment partie en vacances. Il y a eu comme chaque année quelques jours en Bretagne dans ma famille. Puis, il y a eu ce fabuleux road trip en Ecosse dont je rêvais depuis très (très) longtemps. Pendant 8 jours, avec Melle 3e, nous avons profité sillonné le pays, essentiellement dans la région des Highlands, en passant par l’île de Skye, avant de revenir par le Loch Lomond et les Trossachs. Forcément, en si peu de temps, cela n’a pu être qu’un aperçu de ce pays aux paysages époustouflants et à la culture et l’histoire riches. Forcément, je rêve déjà d’y retourner…

Je suis aussi retournée pour quelques jours en Bretagne à Noël, mais je n’ai pas encore eu le temps d’écrire les articles sur ce séjour très récent (mais vous pouvez toujours jeter un œil à l’article sur le séjour breton de fin 2024) !
Cette année 2025 a été très riche en évènements culturels. Si je ne suis pas allée beaucoup plus au cinéma que les autres années, j’ai par contre assisté à de nombreux spectacles. Entre ceux que je suis allée voir presque sur un coup de tête, ceux en mode « pourquoi pas », ceux programmés longtemps à l’avance, et ceux où j’ai été invitée, la liste 2025 est carrément chouette !

J’ai aussi visité plusieurs expositions et musées, que ce soit durant les vacances ou les week-ends :

Depuis que je ne prends plus le TGV, je suis quand même restée en contact avec mes anciens camarades de galères SNCFesques. Nous nous retrouvons régulièrement pour une soirée et ce sont toujours de bons moments.
J’ai aussi participé à plusieurs rencontres entre passionnés de la région, qu’il s’agisse d’instagrameurs ou d’éclaireurs pour partir-ici.fr . J’ai ainsi entre autres eu le plaisir de retrouver les copains pour :

J’ai également eu l’occasion de partager une journée de la vie d’une productrice de plantes et de découvrir une micro ferme pas loin de chez moi.
J’ai continué à poster et échanger avec vous sur Facebook, Instagram et TikTok, en complément d’ici, dans des formats souvent plus allégés. Vous pouvez m’y retrouver toujours avec le même pseudo ducotedechezma. Je me rends compte que progressivement le contenu TikTok s’est orienté vers la gourmandise, tandis qu’Instagram est plus dans le même esprit que le blog. Cette année, je n’ai pas fait le buzz contrairement à l’année dernière, mais j’ai pu toucher une audience fidèle et engagée.

Le blog va continuer à vivre au fil de mes balades et escapades. Le programme n’est absolument pas défini à ce jour. Mais je pense pouvoir affirmer que la dimension culturelle de mes partages va rester importante. En effet, je m’aperçois que c’est ce mélange entre sorties nature et activités culturelles qui aujourd’hui domine mes soirées/week-ends/vacances. Il est donc logique que mon blog en soit le reflet.
Je vous souhaite en tous cas à tous une très belle fin d’année 2025 et une excellente nouvelle année 2026.
Et n’oubliez pas : l’aventure commence au bout de la rue !

Préambule :
Nous voilà arrivés à la fin du projet 52 pour l’année 2025. Je l’ai déjà annoncé la semaine dernière : je suis donc ravie de vous confirmer que le projet 52 sera reconduit en 2026 avec une nouvelle liste de thèmes. Ceux-ci seront dévoilés le 2 janvier 2026. Je vous donne dès à présent le premier thème. Ce sera Nouveau, et ma photo sera postée le 3 janvier.
Cette semaine, j’ai de nouveau choisi comme thème « mon année en une photo » puisque nous sommes à la toute fin de l’année. J’aime bien ce thème car il m’oblige à revenir sur ce qu’il s’est passé dans mon année photographique pour en ressortir un seul moment fort. 2025, comme chaque année, cela représente pas loin de 10 000 photos et vidéos, prises avec mon téléphone ou mon appareil photo. L’exercice de n’en retenir qu’une peut donc s’avérer un peu périlleux. J’ai choisi d’aller regarder du côté des photos prises cet été lors de mon voyage en Ecosse. J’ai malgré tout eu du mal à choisir, mais j’aime bien celle-ci. Elle a été prise pas très loin de Old Man of Storr sur l’île de Skye. Elle illustre assez bien la façon dont le tourisme s’y est développé : quelques sites majeurs (Old Man of Storr, Portree, Neist Point, Kilt Rock etc.) attirent un grand nombre de visiteurs, et ont nécessité l’installation de grands parkings. Les sites moins connus sont nettement moins fréquentés, même s’ils sont situés à proximité de la route allant d’un site majeur à l’autre. Et dès que l’on s’éloigne un peu du bord de la route, en empruntant un sentier de randonnée, on peut rapidement se retrouver seul. Sur la photo, nous sommes au dessus de la cascade Bride’s Veil à environ 2,5 km du départ du Storr Trail, et nous avons marché à peine 10 minutes depuis le bord de la route

Pour découvrir le résumé en une photo de l’année 2025 des autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
A noter : en cette fin d’année, j’ai du monde à la maison. Comme, en plus, je travaille (j’ai un projet très important à échéance au 31/12 et que je ne peux donc pas laisser en plan à cette période), j’ai peu de temps à passer par ici. Quelques articles sont programmés. Cependant, je ne peux garantir aucun délai de réponse ou de validation de commentaire qui serait en attente de modération. Bien entendu, je le ferai dans les meilleurs délais.
Préambule :
Nous voilà presque à la fin du projet 52 pour l’année 2025. Je sais que certains se sont déjà posé la question de l’avenir du projet 52 pour l’année prochaine. Je suis donc ravie de vous annoncer que le projet 52 sera reconduit en 2026 avec une nouvelle liste de thèmes. Ceux-ci seront dévoilés le 2 janvier 2026. Je peux d’ores et déjà vous annoncer que le premier thème sera Nouveau.
Pour cette avant-dernière semaine du projet 52 en 2025, j’avais choisi le thème des fêtes de fin d’année, un thème de saison donc. J’ai publié il y a quelques jours un article sur les décorations de Noël, et les animations qui ont lieu dans la Drôme. Je ne vais donc pas choisir une photo avec des décors de Noël pour illustrer le thème aujourd’hui. Parce que les fêtes de fin d’année, c’est aussi pour moi l’occasion de pouvoir passer du temps avec certaines de mes personnes préférées au monde. Alors, j’ai choisi une photo prise durant les fêtes de fin d’année 2024. Nous étions à Saint Malo, cela faisait plusieurs Noëls que nous n’avions pas été tous réunis mais pour autant les « vieilles habitudes » sont revenues : balade sur les remparts, descente sur la plage, pieds dans l’eau, et escalade sur les rochers.

Pour découvrir l’esprit des fêtes de fin d’année chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
A noter : c’est le début des vacances scolaires de Noël, et cela marque pour moi aussi le début des retrouvailles et festivités avec toute ma famille. J’aurais donc dans les deux prochaines semaines peu de temps à consacrer par ici. Plusieurs articles sont programmés. Cependant, je ne peux garantir aucun délai de réponse ou de validation de commentaire qui serait en attente de modération. Bien entendu, je le ferai dans les meilleurs délais.
En décembre, villes et villages se parent de décors de Noël. A la tombée de la nuit, les illuminations viennent réchauffer l’atmosphère dans les rues. Sur les marchés de Noël, les odeurs de marrons grillés, de vin chaud et de sucreries titillent les papilles. J’aime profiter de cette ambiance festive, et j’essaie de prendre le temps de parcourir les lieux que j’apprécie chaque année mais aussi d’en découvrir de nouveaux. J’ai d’ailleurs trouvé quelques pépites cette saison. Venez, je vous emmène sur les traces du Père Noël dans la Drôme !

L’année dernière, pour la première fois, le château de Grignan s’était paré de décors de Noël, et je n’avais pas pu y aller. Cette année, j’y suis allée dès le premier jour durant le dernier week-end de novembre. Et je n’ai pas du tout regretté mon déplacement. Dès l’entrée du château, une allée de sapins garnis de décoration dorées dans un esprit baroque met le visiteur dans l’ambiance. En entrant dans le hall, on est impressionné par l’immense sapin qui a pris place au centre de l’escalier d’honneur, tandis que les rambardes croulent sous les branches de sapin illuminées. Au fil de la visite, chaque pièce accueille un décor de fêtes, inspiré d’une fable de La Fontaine.


















Mon avis :
Les installations nous plongent complètement dans une ambiance magique et festive. De plus, les fables de La Fontaine choisies ne sont pas parmi les plus connues et j’ai apprécié cette découverte de textes moins célèbres (à l’entrée de chaque pièce, le texte de la fable est affiché).

J’étais déjà allée il y a 2 ans à Valsoyo pour Noël. Ce domaine, situé à une vingtaine de minutes de Valence, en pleine campagne, se pare pour les fêtes d’un habit de lumières. Dix jours avant Noël, le domaine ouvre au public, mais tout le mois de décembre, il accueille les groupes. C’est lors de l’Arbre de Noël de mon travail que j’y suis allée au début du mois. Petits et grands, tous sont transportés dans un royaume enchanté. Dehors, les lumières scintillent et des jeux sont accessibles, ainsi qu’un petit carrousel pour les enfants. A l’intérieur, le décor givré nous plonge dans une ambiance festive où il est possible de se restaurer tout en profitant des jeux en bois (et des trampolines pour les plus jeunes). Un conte de Noël d’une demie heure environ est présenté sous forme de spectacle sur les bords du plan d’eau, et se termine par l’arrivée du Père Noël.



Mon avis :
Dès que nous avions eu connaissance du lieu, j’étais vraiment contente et avait largement vanté à mes collègues la magie et la beauté des lieux à Noël. J’avais cependant un peu peur que mon enthousiasme ne paraisse un peu exagéré. Aussi j’étais plus que ravie quand un collègue m’a glissé à l’oreille : « Tu avais raison, c’est vraiment magnifique ». Nous y avons passé une excellente soirée, et je dois avouer que même les plus réticents se sont laissés prendre au charme du petit spectacle.

Comme chaque année, la ville de Valence a installé de nombreuses structures lumineuses à différents endroits clés. Sur les boulevards, un gros nounours accueille les visiteurs, tandis qu’un écureuil devant la mairie fait la joie des enfants. Sur la place Porte Neuve, le sapin géant a fait peau neuve. Fini la structure verte des années précédentes et place à une installation plus aérienne toute en doré. Mais, la majeure partie des structures se trouve aux alentours du Champ de Mars. Là, une allée de feuilles lumineuses géantes guide le promeneur depuis la structure Mon Cœur Valence jusqu’au kiosque Peynet. Une nouvelle fois, des lampadaires géants entourent ce point de repère incontournable du paysage valentinois. Lui faisant face au bout de l’avenue, la gare a aussi revêtu ses lumières de fêtes. Mais, mon installation préférée reste les fleurs géantes de la place Aristide Briand, que les variations de couleurs et les mouvements du vent rendent si poétiques. Enfin, autour de la fontaine monumentale, le long des boulevards, on retrouve comme chaque année le village de Noël avec ses chalets, ses animations, et la grande roue.






Mon avis :
Ce sont plus ou moins les mêmes structures qui sont installées à Valence chaque fin d’année. Les emplacements et la disposition changent. L’originalité est que la plupart des structures lumineuses n’entrent pas dans les archétypes des décors de Noël, et sont donc très modernes. Il est facile de coupler la petite balade pour voir les installations avec un tour au marché de Noël, et pourquoi pas une crêpe ou un tour de grande roue pour voir Valence de haut !

Chaque année, une équipe de bénévoles installe une crèche provençale immense dans l’église du village des Balmes à Romans sur Isère. Très réputée dans la région, je n’avais pourtant pas eu l’occasion d’y aller avant cette année. Maintenant que je l’ai vue, je regrette un peu de n’avoir pas pris le temps les années passées. En effet, plus de 300 grands santons sont mis en scène dans un décor de village provençal. Certains sont même animés et peuvent être déclenchés à l’aide de boutons poussoirs par les visiteurs. On retrouve toute la vie d’un village et les détails sont soignés. Ainsi, on peut s’amuser d’un chat perché sur un toit regardant des colombes, de lapins s’aventurant vers le potager ou encore de poireaux plantés en rangées bien droites. Toutes les professions traditionnelles de la crèche provençale sont représentées, et comme nous sommes à Romans, il y a aussi un boulanger qui fabrique des pognes et des ravioleuses. J’ai passé un peu plus d’une demie heure à chercher les détails, à m’amuser des saynètes qui se jouaient devant moi et bien sûr à prendre quelques photos.











Grignan / Upie / Valence / Romans
Drôme – décembre 2025
D’autres idées dans les environs :

En ajoutant ce thème « éclairer » au projet 52 sur une semaine de décembre, vous pensez bien que j’avais en tête les lumières de fêtes que l’on voit un peu partout en ce moment dans nos villes et nos villages ou encore les guirlandes lumineuses de nos sapins. J’avais en effet dans l’idée de vous proposer une photo prise lors d’une de mes balades de fin de journée à la découverte des décorations de Noël autour de chez moi. Mais, en allant à Grignan un après-midi il y a peu (pour aller voir des décorations de Noël au château – je vous en reparle très vite), j’ai aperçu que la chapelle Saint Vincent était ouverte.
Situé au cœur du cimetière du village de Grignan, la chapelle abrite une œuvre de Ann Veronica Janssens. Plusieurs fois, j’avais tenté d’aller la voir mais chaque fois, je n’avais pas pu entrer dans la chapelle. Alors quand, de loin, j’ai vu que la porte était ouverte, j’ai décidé de faire un crochet. Ce jour-là, le soleil brillait et donnait sa pleine dimension à l’installation. Les heures lumineuses est un ensemble de quatre très grands blocs de verre coloré, posé chacun devant une des ouvertures de la chapelle (3 fenêtres et un oculus), en épousant les formes sans les remplir complètement. La couleur de chaque bloc est lié au moment de la journée où le soleil vient jouer (ou pas) avec : du rose très pâle pour le lever du soleil à l’est, du jaune tirant sur le vert pour le midi au sud, du orange pour le coucher du soleil à l’ouest et du bleu pour la nuit au nord. En tout début d’après-midi, avec un grand soleil d’hiver, l’effet en entrant dans la chapelle était vraiment surprenant et fascinant.

(et pour ceux qui se poseraient la question, les fenêtres de cette chapelle étaient dépourvues de vitraux bien avant cette installation d’une version contemporaine)
Si vous souhaitez découvrir ce qui est éclairé chez les autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
Je sais que le principe du projet 52 est une seule photo – celle que vous voyez un peu plus haut dans cet article. Mais pour une fois, je vais faillir à ma propre règle. Et je vais en ajouter 3 autres, qui, à mon avis, permettent de contextualiser un peu plus l’installation de Ann Veronica Janssens à Grignan. C’est le panneau affiché sur le portail du cimetière qui m’a fait connaitre cette oeuvre. Le jour où je l’ai vu pour la 1ère fois, j’étais accompagnée de Melle 3e qui avait étudié le travail de la plasticienne en cours d’art quelques temps avant. Nous n’avions alors hélas pas pu entrer dans la chapelle.



Le mois de novembre nous a fait basculer d’une météo automnale très douce à un temps hivernal au froid rugueux. En quelques jours, les températures ont chuté de presque 20°C. J’ai fait durant ce mois deux jolies randonnées dans des paysages très différents. Entre ces deux sorties, il y a une dizaine de jours et une dizaine de kilomètres (à vol d’oiseau) d’écart. Comme vous allez le constater, le contraste est pourtant saisissant !

J’avais eu du mal à me décider à sortir ce jour-là, ayant débuté la journée par une migraine. Mais, en fin d’après-midi, comme j’allais mieux et que surtout le soleil brillait, je me suis motivée à enfiler mes chaussures de randonnée. Compte tenu de l’heure, il était impératif que je n’aille pas trop loin. Dans ce genre de circonstances, mon choix se porte souvent sur La Baume Cornillane. Là, entre le site médiéval, la cascade du Rif ou les roches de la Pangée, j’ai de quoi prendre l’air rapidement.

J’ai laissé la voiture sur un parking à la sortie du village, et je suis partie dans le sous-bois en direction du château des Cornillans. Je crois que c’était la première fois que je montais au château de ce côté. Habituellement, je pars soit du centre du village, soit de l’autre côté de la crête rocheuse. Il faisait doux et j’ai croisé quelques autres promeneurs en cette fin d’après-midi. J’ai pris le temps d’admirer les jolies couleurs de l’automne dans les arbres. Aussi, quand je suis arrivée dans les ruines, le soleil commençait déjà à être très bas sur l’horizon. Les environs se paraient de lumières dorées. C’était apaisant.




J’avais initialement prévu de monter jusqu’aux ruines du donjon. De là, je pensais profiter de la vue sur la plaine de Valence au soleil couchant avant de redescendre par le village. Comme la lumière était douce, je suis restée un moment à côté de l’arbre isolé qui se trouve au cœur des ruines. C’est là que j’ai remarqué un départ de chemin qu’il m’a semblé n’avoir encore jamais vu. Je l’ai suivi, et je suis arrivée dans une ruine de bâti médiéval. Celle-ci a été dégagée de façon récente de la végétation qui la rendait inaccessible. En effet, un parcours de course d’orientation a été installé sur le site de La Baume Cornillane et a permis d’étendre les endroits accessibles. A travers une fenêtre, le soleil couchant venait créer un rai de lumière dans l’ancien bâtiment. C’était doux et poétique. Je me suis approchée, et j’ai, assez longuement, profité de la vue depuis cette fenêtre ouverte au dessus du village. Le soleil est passé sous l’horizon, marquant le signal du retour à la maison pour moi.





Comme chaque année ou presque, la neige est arrivée autour du 20 novembre sur les montagnes du Vercors. Parfois, ce ne sont vraiment que de rares flocons qu’il faut aller chercher un peu en altitude ou vers le centre du massif. Cette année, la neige est tombée en abondance, pas très haut et proche de Valence. J’ai contemplé la bordure du Vercors enneigée une bonne partie de la semaine, alors il était hors de question de ne pas y aller durant le week-end qui a suivi. J’ai choisi la proximité et j’avais dans l’idée de monter vers Léoncel, voire le Grand Echaillon. Je suis donc partie en direction du col des Limouches. A Peyrus, les conditions de route étaient annoncées délicates. En effet, assez vite, nous avons trouvé des plaques de neige tassée (et bien glissante) dans la montée.




Ce sont ces conditions de route qui m’ont conduite à m’arrêter avant le col des Limouches, avant même la Grange. En effet, j’avais alors des pneus 4 saisons un peu usés et donc plus du tout adaptés à la conduite sur neige (en prime, je me suis rendue compte le lendemain que les chaines que je croyais vraiment être dans le coffre n’y avaient pas été remises après un passage au garage où j’avais du vider complètement le coffre au printemps). J’ai donc profité d’une aire de pique-nique où il était facile de s’arrêter et faire demi-tour. J’ai laissé la voiture et je suis partie à pied dans un petit chemin. Bien que nous étions dans l’après-midi, j’étais la première à passer par là. J’ai toujours un sentiment de liberté quand je me rends compte que personne n’est venu avant moi marcher dans la neige. Le froid glacial, accentué par un fort mistral, ne m’a pas découragée d’une jolie promenade. Prendre l’air, se promener, avoir l’impression d’être seule au monde, admirer la végétation recouverte de neige. Puis, rentrer à la maison, se servir un thé fumant et s’installer avec un plaid. Je crois que je tiens là la définition d’une parfaite journée d’hiver.




La Baume Cornillane / Châteaudouble
Drôme – novembre 2025
Si le thème « faire plaisir » de cette semaine dans le projet 52 peut paraitre simple, il m’a posé un peu de difficulté. Malgré tout, j’ai assez vite pensé aux cadeaux de Noël que l’on fait à nos proches pour leur faire plaisir. Mais, je ne trouvais rien de photogénique pour l’illustrer. En effet, même en retournant dans les photos de Noël dernier, je ne trouvais que des images certes pleines de joie et de bons souvenirs, mais aussi très brouillon et montrant bien plus de ma famille que ce que je souhaite laisser par ici. Heureusement, une visite au château de Grignan paré de ses décors de Noël samedi dernier est venue me sauver. Je vous parlerai plus longuement des magnifiques décors et de leurs inspirations dans un prochain article. J’ai pour cette semaine uniquement retenu un des sapins dont le pied était bien garni de cadeaux.

Pour découvrir ce qui fait plaisir aux autres participants, il suffit de suivre les liens dans les commentaires.
Les expositions et spectacles dont je parle dans cet article sont pour certains terminés ou passés. Malgré tout, j’avais envie d’en garder une petite trace par ici. Quelques expositions sont encore présentées pour quelques semaines. Cela vous donnera peut-être envie d’aller les découvrir avant qu’il ne soit trop tard. En complément, j’ai également visité des expositions qui ont fait l’objet d’autres articles, par exemple l’exposition L’Art Déco des régions, modernités méconnues au Musée de Valence.
Le Monde à l’envers, c’est une expérience photographique menée par Anne-Lore Mesnage et Charles De Borggraef. Au fil des dernières années, ils ont promené sur les routes du Vercors une caravane transformée en sténopé, une camera obscura à la fois géante et rudimentaire. Il en ressort des clichés surprenants, mis en scène dans l’exposition avec d’autres images montrant la caravane et son environnement, des textes mis en forme ou encore des graphiques pour raconter leur odyssée picturale.




Je n’étais encore jamais allée voir un spectacle au LUX Valence. C’est par le biais d’une invitation, en dernière minute, que j’y ai mis les pieds. Sur scène, l’artiste Ambra Senatore, seule, livre une performance d’une heure vibrante, forte. Entre danse et texte, elle entraîne le spectateur à la limite de la transe, portant les voix des femmes d’ici et d’ailleurs, d’hier et de maintenant. Les émotions se bousculent, les questionnements aussi. C’est un spectacle puissant et bouleversant.


Dès que j’ai aperçu la présentation du spectacle Encyclies d’Adrien Mondot et Nathalie Morazin, j’ai eu envie d’y assister. C’est plus une expérience qu’un spectacle, tressant un lien entre les notes du piano et les lignes projetées grâce à un programme informatique. Les deux artistes proposent ainsi un voyage à la fois visuel et sonore. C’est parfois poétique, parfois ébouriffant. Ils entrainent les spectateurs dans un tourbillon hypnotisant, entre ondes visuelles, jonglage silencieux et musique expérimentale. C’est tout à la fois doux et puissant, réconfortant et perturbant, dans un équilibre sans cesse à la limite de la rupture. C’est beau de simplicité et de complexité mélangées.


(*) Vous pouvez retrouver l’ensemble de la programmation du LUX sur leur site internet, qu’il s’agisse des expositions, des spectacles ou des séances de cinéma.
J’avais repéré Prism depuis plusieurs mois sans prendre le temps d’y aller. Quelle erreur ! J’ai été captivée, hypnotisée par le travail de Yann Nguema. Spécialisé dans le mapping vidéo de grande ampleur (du genre de ceux que l’on peut découvrir sur des monuments), l’artiste s’est intéressé à des formes plus intimes de projections numériques. Prism présente une dizaine d’installation, dont 8 sont interactives. A travers des capteurs devant lesquels le visiteur est invité à passer ses mains, l’œuvre s’anime, au gré de nos mouvements. Une installation permet de plonger en 3D dans un atome, et c’est celle qui m’a le moins convaincue de l’exposition. Enfin, Gravity nous offre un spectacle aérien, hypnotique, et relaxant. Pendant 20 minutes, on se laisse porter par ce voile en mouvement sur lesquels sont projetés des vidéos.


J’avais découvert le travail de Nicolas Badout lors de l’acte 3 du Festival AiRt de Famille à Lyon en 2024. Il y présentait une œuvre immersive Bienvenue en Oregon qui plongeait le visiteur dans un décor de bulle de bande dessinée. A Saint Jean en Royans, le principe reste similaire : plonger le spectateur dans une œuvre immersive pour lui faire ressentir un univers. Le trait reste aussi assez similaire, avec toujours cette impression de case de comics. Cette fois, nous nous retrouvons dans un Twin Peaks fantasmé, situé dans le Vercors. Laura Palmer a disparu, le téléphone sonne, la lumière orange vacille : on retrouve l’ambiance de la série de David Lynch dans ce Twin Peaks en Royans. Je me serai presque attendue à me retrouver face à l’agent spécial Dale Cooper. Le mystère est accentué par l’utilisation de la lumière noire, qui ajoute au côté surréaliste. (et maintenant, j’ai encore plus envie de revoir la série)




Cette troisième exposition à l’Artsolite, c’était un peu la cerise sur le gâteau. Nous étions venus pour voir Prism et Twin Peaks en Royans. Nous avons eu la très belle surprise de la découverte de l’univers de Yan Vita. Les sentinelles de l’Aurore, c’est le titre de la bande dessinée en cours de création de Yan Vita. Dans un Vercors fantasmé, aux allures de monde médiéval fantastique, c’est une histoire de quête, de résistance, de nature. L’exposition présente le processus créatif de l’artiste, ainsi que des planches d’ambiance ou de construction de personnages, façon fiche de jeu de rôle. Après cet avant-goût, je suis impatiente de découvrir la bande dessinée terminée. Hélas, la date de finalisation n’est pas encore connue.




(*) Les informations pratiques pour visiter ces 3 expositions sont disponibles sur le site internet de l’Artsolite. Le lieu propose en outre une boutique, un bar et un restaurant.
Plus jeune, je n’avais jamais pensé que j’aurais la chance de voir danser Marie Claude Pietragalla, étoile de l’Opéra de Paris dans les années 1990. J’avais loupé son Lorenzaccio créé pour les fêtes nocturnes de Grignan en 2017. Aussi, quand j’ai vu la programmation de son ballet Giselle(s) à O Lac, une salle de spectacles drômoise, je n’ai pas hésité à acheter ma place. Ce ballet contemporain, chorégraphié et mis en scène par Marie Claude Pietragalla et Julien Derouault, est une revisite moderne du ballet romantique Giselle. L’histoire originelle aborde le thème de la trahison, et de l’amour plus fort que la mort. Le duo de danseurs chorégraphes modifie le livret pour évoquer les violences faites aux femmes, en particulier les violences conjugales, à travers 4 couples et donc 4 « Giselle ». La partition est dépoussiérée pour intégrer des rythmes contemporains, entre musique hip-hop et tambours du Bronx, apportant une modernité au lyrisme romantique d’origine.

Je suis ressortie du spectacle avec un sentiment très ambivalent, comme si j’avais à la fois aimé et pas aimé. Quelques jours plus tard, je suis toujours perplexe quant à mon sentiment sur ce ballet. J’ai l’impression d’une dissonance entre la dureté du propos et l’esthétisme de la chorégraphie.

C’est à la fois beau et violent, doux et brutal. C’est un ballet qui interroge et ne laisse pas indifférent. Et, au delà du propos du spectacle, il y a le bonheur de voir danser Marie Claude Pietragalla, accompagnée de Julien Derouault et des talentueux danseurs de la compagnie du Théâtre du Corps.
(*) Giselle(s) a été créé en 2023 par Marie Claude Pietragalla, Julien Derouault et le Théâtre du Corps. Il est depuis représenté sur différentes scènes en tournée.
(*) J’ai été invitée (collaboration commerciale non rémunérée) au spectacle d’Ambra Senatore par le LUX Valence. Pour tous les autres spectacles et expositions cités dans cet article, y compris ceux au LUX, j’ai payé ma place/mon entrée.